La GM de la GLFF n’est pas adepte de la xylolalie

Publié par Jiri Pragman

Ce contenu est réservé aux abonnés.Pour accéder à cet article, vous pouvez choisir de :

*Vous pouvez déverrouiller jusqu’à 3 articles par mois gratuitement.
mardi 2 octobre 2012
Étiquettes : , , ,
  • 29
    Christophe
    7 octobre 2012 à 18:28 / Répondre

    L’équation des femmes (?! 🙂 en FM ?

    On pourra beaucoup gloser sur ce qu’est, aux yeux de la nouvelle GM de la GLFF, le « clan du GOdF ». Il n’empêche que ce fut dit, et donc, pour la GLFF, il y aurait autre chose que les valeurs portées, faisons simple, par le CLIPSAS, au niveau des femmes ???

    Regardons l’histoire, une fois de plus.
    Y-a-t-il une maçonnerie féminine de type « régulier à l’anglaise » qui soit solide ?
    La réponse est : oui !!! Et c’est fort peu connu de ce côté-ci du channel.

    Il aurait été curieux, dans la terre où le féminisme fut le plus précoce, en Angletterre, qu’il n’y ait pas une FM féminine de qualité. Mais elle est anglaise, c’est à dire qu’elle respecte tous les landmarck, sauf le genre.

    La première loge hors France du DH fut la « Human Duty » en 1902, à Londres. La fédération anglaise pris un bel essor, avant de se fracasser sur des scissions (!), elle compte aujourd’hui peut-être une 20aine de Loges? La première scission est de 1908: « The honourable fraternity of ancient freemasonry ». Elle devient strictement féminine en 1933, change de nom et devient la « the Order of Women Freemasons ». Aujourd’hui, cette obédience avance le chiffre de 358 loges pour plus de 10 000 membres. Cette maçonnerie est en pleine expansion puisqu’on comptait vers 2008 un peu plus de 300 loges pour 8000 membres.
    En 1913, une autre groupe se forme à partir de l’obédience précédente, dans une perspective moins anglicane, c’est la « The honourable fraternity of ancient masonry » (nom quasi identique). Cette obédience multiconfessionnelle, mais uniquement féminine, compte un peu plus de 50 loges et 2000-2500 membres. Elle progresse doucement. La dernière née est la n°54 à Bucarest.
    Ces deux obédiences, bien que non reconnues par la GLUA, sont néanmoins estimées « régulières » par la GLUA. Elles n’ont aucun contact extérieur, mais font des essaimages surtout dans le Commonwealth.
    Ces obédiences travaillent surtout, si pas exclusivement, au rite émulation.

    Donc pour une maçonnerie masculine anglaise en pleine régression (mon estimation est aujourd’hui autour de 100 000 membres), cette maçonnerie féminine progresse et ferait quelque chose comme 10 à 15% de l’ensemble anglais.

    Dernière donnée. Une autre obédience anglaise, une scission du DH anglais de 1925, « The Order of Ancient free and accepted Masonry » , qui créa un SC dès cette année-là; aujourd’hui elle semble affaiblie ? Elle fut importante par ses contacts européens, car c’est elle qui apporta dès 1963 à la GLFF, les éléments nécessaires pour la pratique des hauts-grades du REAA. Celle-ci connut une scission en 1982 …

    Bref la maçonnerie féminine et mixte en Angleterre est très diverse et connaît là aussi des « régulières » refusant tout contact, et des « libérales » !

    Qui l’eut cru !!!

    Mais cela montre qu’il faut s’éloigner des clichés, car la situation hors France, au niveau de la maçonnerie féminine est fort complexe et peut-être que le « non au clan du GOdF » recouvre une réalité bien plus vaste que ce que nous pourrions imaginer ? ; mais que cela ne nous empêche pas de creuser …
    « Si fodieris, invenit »

  • 28
    eMeReK
    7 octobre 2012 à 13:52 / Répondre

    Merci à Christophe …très intéressant

  • 27
    Christophe
    7 octobre 2012 à 09:21 / Répondre

    La reconnaissance finale par les SC du SCPF fut une longue saga.
    La plupart des SC européens (et certainement ceux dont les GL sont en discussions avec la GLdF actuellement) ont fait de la résistance, de même que tous les SC latino-américains : en effet, à Bruxelles en 1967 les deux suprêmes conseils (dF et PF) étaient présent. En 1970 à Baranquilla, aucun des deux ne fut invité. C’est seulement en 1975 que les américains imposeront à Indianapolis la seule présence du SCPF, c’est à dire 1 an après le départ de Rianday comme SGC du SCPF.
    En effet, les américains ne pardonneront pas à ce dernier et à Hofman (SGC du SC Pays-Bas) de les avoir trompé sur leurs déclarations, qui les avaient engagé finalement à rompre définitivement avec le SC-GLdF. Leur solution, clairement écrite et déclaré, n’était pas GLNF (c’était le plan anglais), mais bien une réforme, par voie judiciaire éventuellement (les écrit de Smith -juridiction sud- en font foi), du SC-GLdF qu’ils estimaient rebelle mais pas irréformable.
    Et par exemple, à l’époque, leur promesse financière au nouveau SC qui se créait, après qu’ils aient compris vers 1965, que c’est la solution anglaise qui prévaudra, sera revue drastiquement à la baisse!

    Je pense que cela laisse des traces. Dès lors, aujourd’hui, le SCPF qui se retrouve avec la GL-AMF (à vérifier) n’a pas beaucoup de solution, sinon le rapprocher du SCdF. Je suppose que dans l’équation 5 GLrégulières + GL-AMF + GLdF, en sous main on trouvera SCdF et SCPF … Voilà pour l’équation française ?
    C’est une équation très courte, car la FM féminine est en train de monter et qu’elle devra fera partie de l’équation finale en France : est-ce ainsi qu’il faut interpréter la déclaration de la nouvelle GM ? Ne pas faire partie du clan du GOdF ? Position de « wait and see » ?

    Maintenant pour l’équation internationale … compte tenu de la baisse de 50-75% des effectifs anglais, américains, canadiens, depuis cette époque, est-ce que ceux-ci, chacun pour leur part, et selon leur stratégie (anglais et américains n’ont pas nécessaire une stratégie commune) ont encore assez de force pour s’imposer aux protagonistes qui sont sous les projecteurs ???

    Je reste persuadé que la stratégie anglaise reste celle de la GLNF.
    Mais si rapprochement des deux SC … il y aura immanquablement rapprochement des deux GL (dF et AML), et là la force de frappe américaine pourrait faire la différence… FM-fiction :-)))

    Ceci dit, comme en 1960, où la base n’a pas suivi les « grands stratèges », elle aura le dernier mot. Je reste convaincu que les dirigeants de la GLdF joue un jeu qui peut leur revenir comme un boomerang, même s’ils sont poussés dans le dos par leur SC.

    Bon dimanche
    Christophe

  • 26
    eMeReK
    6 octobre 2012 à 23:01 / Répondre

    Sauf erreur de ma part ,le SCPF(celui qui a quitté physiquement la GLNF et qui est maintenant allié de la GL-AMF)n’a pas encore perdu officiellement sa reconnaissance américaine.
    Ses dirigeants sont,dit-on, membres de loges anglaises donc encore « réguliers reconnus »….
    Cette situation ne peut bien sûr pas durer encore longtemps …Car les membres « de base » ne sont eux plus « reconnus »….
    Le SCPF se trouve dans une situation difficile car très vraisemblablement coupé de facto des loges du REAA de la GLNF,même s’il annonce recevoir encore les frères de cette obédience .

    Quel est l’état des discussions entre SCDF et SCPF, nul ne sait …..??

  • 25
    Christophe
    6 octobre 2012 à 20:14 / Répondre

    Comme on peut 🙂

    Oui, la GLdF doit rompre avec le GOdF pour être reconnu par les anglais.
    Et ils l’ont fait. Mais rien n’est venu … Alors ils ont fait marche arrière!
    Mais avant de rompre, ils ont effectivement longuement essayé, peut-être sincèrement, d’entraîner le GOdF dans leur démarche vers la régularité à l’anglaise. On est dans l’après-guerre et des discussions avaient eu lieu durant la guerre pour l’unité maçonnique en France et après la guerre. Finalement, ce fut de la stratégie, puisque le refus du GOdF fut utilisé comme raison de la rupture avec lui, on est en 1959.

    Néanmoins, cette petite citation pose une question: quelle est la position des américains ? En effet, la maçonnerie fut partagée: aux anglais les loges bleues, aux américains les suprêmes conseils. Il n’échappe pas aux perspicaces internautes que nous ne savons rien de la position de ces derniers sur les événement actuel. Hors le suprême conseil de France est orphelin de ses relations internationales outre atlantique et se verrait certainement reprendre ses relations. Pour cela, la « collaboration » de la GLdF est indispensable, of course !

    Le texte, sauf concernant les GL féminines, vient du compte rendu du livre de Corneloup (Universalisme), proposé par le supplément au Bulletin du centre de documentation du GOdF N°40-41 de 1963.

    Bon WE
    Christophe

  • 24
    luciole
    6 octobre 2012 à 11:23 / Répondre

    @ Christophe
    J’avoue que je ne sais pas,mais: »le GO …seul gardien de la liberté absolue de conscience » me fait marrer.
    Tout comme: « la GLdF …tentant d’entrainer à sa suite le GO…pour tenter d’obtenir une reconnaissance. »
    La seule chance qu’avait la GLdF d’obtenir la fameuse reconnaissance était justement de couper les liens avec lui.
    Allez, je me risque, un ponte du GO maintenant éloigné des affaires ?
    Strictement personnel,on s’amuse comme on peut.
    (.)

  • 23
    Christophe
    6 octobre 2012 à 07:19 / Répondre

    Tiens, une petite lecture de nuit!
    1ère question: Qui a écrit ceci et quelle époque ?
    « *Le facteur américain favorable à un regroupement de la maçonnerie occidentale;
    *Le facteur anglais qui va contrecarrer ce regroupement et poursuivre sa tentative hégémonique,
    *Le facteur français affaibli par les divisions:
    -La grande Loge Nationale « française » jouant le jeu anglais;
    -la Grande Loge de France jouant son jeu propre et le jeu américain et tentant d’entraîner à sa suite le Grand Orient de France, par des habiletés successives et inutiles pour tenter d’obtenir une reconnaissance jamais accordée.
    -le Grand Orient de France menacé d’isolement, mais seul gardien de la liberté absolue de conscience et d’universalisme. « 

    ajoutons:
    « *Le facteur féminin français, en train de se construire, traversé par différents courants, actuellement incapable de positionnement clair. »

    Bonne journée. Christophe.

  • 22
    Libéro
    6 octobre 2012 à 00:08 / Répondre

    @Christophe
    “je ne suis même pas français (je sais, c’est un défaut!)” Mais non, Christophe ! Mais non !

  • 21
    Flupke
    5 octobre 2012 à 18:01 / Répondre

    à luciole

    Au GODF il y a des loges masculines qui n’acceptent jamais aucune visite de soeurs
    d’autres à certaines tenues selon des critères variables qu’elles précisent éventuellement sur les pl d’invitation
    d’autres qui acceptent les visites à toutes les tenues

    Pour les premières loges citées la soeur n’est pas acceptée …désolés on t’aime bien …….. quand même !
    Je ne connais pas le texte de 1982, la visite est-elle de droit ? Si cela est le cas les soeurs de la GLFF dans mon secteur géographique ne semblent pas, à ma connaissance, réclamer son application à ces loges … ce qui d’ailleurs m’amuserait beaucoup …

  • 20
    Libéro
    5 octobre 2012 à 16:13 / Répondre

    On se demande ce que les Maçons – et leurs ennemis préférés – auraient à faire de nos jours s’il n’y avait, pour alimenter la machine à babiller, la question des femmes et de dieu en loge ? La GLNF et le GODF nourrissent à plaisir ces deux trolls tendances. Il faut les en remercier. Ça occupe le temps de ceux qui – comme moi – n’ont rien d’autre à faire pendant la sieste des chats. Mais l’énervement de certains laisse pantois. La bande à Godwin sévit d’un blog maçonnique à l’autre ; donnant le sentiment que la Lumière est une lampe à huile qu’on jette sur le feu. La scie automatique des femmes et de dieu en Maçonnerie ayant resurgi hier midi dans ma Loge, j’ai illico demandé au Frère de la Colonne d’Harmonie de passer (la musique adoucissant les moeurs) un vieux standard de ma folle jeunesse profane ; le tube dans lequel Hugues Aufray chantait sans rire : “Dieu est une femme et, en plus, elle est Noire !” Ça ne les a même pas calmés.

  • 19
    luciole
    5 octobre 2012 à 14:29 / Répondre

    Question aux loges « masculines » du GO.Que font elles si ,d’aventure,(sans jeu de mot) une sœur visiteuse demande à participer aux travaux ? Qu’est-il prévu ?
    D’après les accords de 1982 entre le GO et la GLFF il semble que la visite est
    de droit.C’est vieux déjà!

  • 18
    Flupke
    5 octobre 2012 à 10:06 / Répondre

    à eMeReKet à calvariam

    Ai-je touché juste ….bien sûr de ci de là … comme vous je suis détenteur de ma vérité et non de la vérité ?(attention il y la et ma)

    Votre belle analyse de « mon poil à gratter » présente une faille.
    Ma loge a décidé de rester masculine et j’ai été partie prenante de cette décision.
    Tout en acceptant les visites féminines ce qui n’est pas le cas de toutes les loges du GODF loin s’en faut ……….L’obédience GODF est une fédération de loges qui ne sont pas toutes mixtes.
    Comme sa Constitution l’indique le GODF n’a pas de sexe ….
    Nous ne sommes plus dans le désir de rechercher la partie manquante … pour les oublieux ………..simple allusion à la mythologie grecque …. voire à l’androgyne alchimique çà c’est de la Tradition avec un grand T pour les « spiritualistes » très consommateur de MAJUSCULES.
    Encore une croyance qui consiste à croire que la majuscule renforce un concept, très répandue en FM !

  • 17
    Christophe
    5 octobre 2012 à 09:10 / Répondre

    Bonjour,

    Je ne comprends pas ces torrents de récriminations et parfois d’injures à l’adresse du GOdF. Que vous a-t-il fait ? Moi, il ne m’a rien fait. Je n’en fais pas partie, je ne suis même pas français (je sais, c’est un défaut!), bien que j’adhère à une organisation masculine (cela est une qualité pour certains des auteurs de post!). Je peux concevoir que l’on n’adhère pas à ses prises de position, qu’elles soient irritantes, etc.
    Parce que, soit les Frères, et maintenant les Soeurs, du GOdF, ne sont pas considérés comme tels par certains auteurs de post, et l’honnêteté est de le dire. Soit les valeurs véhiculées par la FM ne sont que des colifichets, et notamment par ceux qui se réclament de la plus « haute » régularité, et donc les amalgames, les ambiguïtés sont les bienvenues.

    En effet, ce qui me semble intéressant, c’est que la nouvelle GM de la GLFF clame qu’elle ne veut pas faire partie du « clan » du GOdF. Mais qu’est ce que cela veut dire? De quel « clan » s’agit-il?
    Je rappelle que sa fille aînée, la GLFB, est bien membre du CLIPSAS et y est fortement attaché. Et que la GLFF proclame la « liberté absolue de conscience », dans la droite ligne de la décision historique de 1877 du GOdF …

    J’aimerais, à défaut de pouvoir lire une femme (il semblerait que ce soit dangereux de le demander ici !), une opinion réfléchie … ?!
    Bonne journée,
    Christophe

  • 16
    eMeReK
    5 octobre 2012 à 07:34 / Répondre

    C’est vraiment un Super Poil à gratter l’affaire « London »
    Elle est vraiment mise à toute les sauces ,même ici sur un sujet qui n’a rien à voir….
    Flupke : ……….Il faut relire René Girard : « le désir mimétique »
    En clair : pourquoi regarder toujours dans l’assiette du voisin avec envie…
    Laissons les Hommes vivre leur vie !!!

  • 15
    calvariam
    4 octobre 2012 à 18:15 / Répondre

    C’est vrai que la pensée de Flupke est un exemple de tolérance: elle suit l’équation suivante: intolérance=esprit de chapelle=une idéologie de nature religieuse (dogme pour ceux qui préfère faire simple)=croyances= frères préférant travailler en loge monogenre vs tolérance=obédiences libérales= esprit critique,libre examen= frères souhaitant travailler en mixité. argumentation évidemment biaisée car il n’existe aucun argument réellement logique et objectif qui puisse justifier ce choix , qui n’est jamais qu’un choix idéologique, dicter par la pression sociale (crainte d’ètre perçu comme misogyne ou rétrograde, désir d’aller dans le « sens de l’histoire », comme les girouette vont dans le sens du vent…), non seulement idéologique mais politique (le féminisme est de nature politique)
    Quand au constat de l’omniprésence masculine sur les blogs, signe selon lui d’un certain égotisme, cela prend tout son sel quand on prend la mesure de sa présence sur les blogs en général, sur celui là en particulier…
    Jusque là les tenants de la mixité au GODF se contentaient de s’en prendre aux frères qui n’étaient pas d’accord avec eux, aujourd’hui c’est au tour de soeurs d’une obédience amie qui préfèrent dans leur très large majorité (plus que la moitié,elles) maçonner entre elles, quel progrès et quelle belle preuve de tolérance!
    c’est sûr, pourquoi n’acceptent elles pas les vélléités hégémoniques du GODF avec le sourire? Elles ne sont décidemment pas très fraternelles!!

  • 14
    Flupke
    4 octobre 2012 à 12:30 / Répondre

    Beaucoup (je ne dis pas tous) vivent la FM en intolérants vis à vis de ce qui n’est pas leur petite chapelle, rite, loge, obédience, bref il y a toujours motif à être supérier à l’autre..
    C’est simplement ce que je voulais signaler, pas plus.

  • 13
    Yasfaloth
    4 octobre 2012 à 11:23 / Répondre

    @Flupke

    Je ne confonds pas spiritualité et religion… même si exotérisme et ésotérisme sont sans doute les deux faces d’une même pièce.

    La dualité en FM je ne la vois pas là où tu la situes, mais plutôt entre ceux qui acceptent de se regarder en face pour y voir le reflet de la société, et ceux qui préfèrent focaliser leur regard sur la société pour éviter l’épreuve du miroir…

  • 12
    Flupke
    4 octobre 2012 à 09:50 / Répondre

    « Tant qu’on ne cherche pas à me l’imposer au nom d’une idéologie de nature profane… »
    Implicitement la phrase maçonniquement correcte pourrait être « j’accepte ce que l’on m’impose au nom d’une idéologie de nature religieuse ».
    Franc-maçonnerie recueil de croyances qui ne peuvent être discutées ou modifiées et à propos desquelles le doute n’est pas permis, son « Saint Office/Inquisition » siègeant à london. ?
    ou
    Franc-maçonnerie méthode développant l’esprit critique et le libre examen ?

    Dualité continue discours et comportements correspondant à des psychisme différents, la majorité qui a besoin des béquilles des croyances, de l’autre une minorité qui a besoin de l’inconfort du doute, mais l’aimant ce doute.

  • 11
    Yasfaloth
    4 octobre 2012 à 02:54 / Répondre

    Si j’ai cité plus haut la phrase de Catherine Jeannin-Naltet, c’est que, à part pour ce qui pourrait concerner mes talents de séducteur, j’y souscris assez volontiers.

    Ma loge est un « endroit pour réfléchir », pour travailler sur soi, pour écouter et essayer d’entendre l’autre dans sa nudité… cela est, je trouve, (et je parle pour moi), beaucoup plus simple et plus fructueux si on peut le faire à l’abri des inévitables jeux de séduction mais aussi des pudeurs qu’engendre forcément la mixité.

    Certains pensent que cela est constitutif de l’essence de la vie et que savoir le dépasser fait partie de la quête… je respecte ce point de vue.

    Tant qu’on ne cherche pas à me l’imposer au nom d’une idéologie de nature profane…

  • 10
    calvariam
    4 octobre 2012 à 01:06 / Répondre

    @yasfaloth, attend j’essaie: « Je suis un séducteur dans la vie profane. En maçonnerie, pas question de séduction : c’est un endroit pour réfléchir entre hommes. Et n’allez pas imaginer que j’ai changé d’orientation sexuelle ! » Et bien écoute, ça ne me choque pas particulièrement, je pense même avoir déjà dit des choses similaires, et je ne parle pas des anecdotes concernant certaines visites chez des soeurs (enfin d’abord dans leur loge) ou en loges mixtes…non finalement cela fait très Casanova, ce n’est pas mal du tout…je pense le resservir au cours de ma prochaine discussion d’agape sur la mixité.

  • 9
    Libéro
    3 octobre 2012 à 22:34 / Répondre

    “Chacun sa vérité” : celle des hommes, celle des femmes ? Des Maçons et des Maçonnes ? S’il y a bien de la relativité dans la recherche et l’établissement de la vérité, je ne pense pas que cela passe par une opposition masculin / féminin. En revanche, il y a une réelle différence de sensibilité qui fait que les hommes et les femmes n’appréhendent pas le monde de la même façon ; particulièrement le monde des relations humaines. Cela peut, à mes yeux, justifier l’existence de loges féminines ; comme cela explique les loges masculines. Par ailleurs, si la mixité est naturelle, la Maçonnerie est culturelle. Choisir la mixité ou non est un droit. Il n’est donc nullement besoin d’aller chercher – comme certains hypocrites le font – des histoires de grades chevaleresques qu’on ne pourrait attribuer aux femmes qui, c’est bien connu, ne savent pas se tenir symboliquement sur un canasson. C’est le pourquoi de ce genre de mauvaise foi qui m’intéresse.

  • 8
    eMeReK
    3 octobre 2012 à 21:49 / Répondre

    Je ne suis pas d’accord avec cette nécessité « déclarée » d’une mixité à tout crin en Franc-Maçonnerie …
    A titre personnel, j’aime aller au DH ,mais mon chez moi : c’est ma Loge unisexe…Non par peur de l’autre féminin mais parce que ça me plait et pourquoi vouloir expliquer …
    Cette question de l’unisexe et de sa valeur m’est souvent posée dans les Loges mixtes …J’avoue que cela peut devenir en langage xyloglotte parfois totalement « orchidoclaste »…Je respecte les autres ,que l’on respecte mes « orientations »maçonniques ….

  • 7
    Jeroboam
    3 octobre 2012 à 21:06 / Répondre

    Nier le fait qu’il existe des différences entre hommes et femmes est une tentation récurrente chez un certain nombre de Maçon(ne)s, tentation qui naît d’une incompréhension pour moi fondamentale. Chercher ce qui unit les hommes et les femmes leurs sexes, leurs natures et leurs cultures, ne signifie pas nier les différences qui existent ces hommes ou ces femmes sur les plans naturels ou culturels. Cela signifie plutôt mettre en avant d’abord ce qui les rassemble, pour qu’ils puissent ensuite mieux s’enrichir de leurs différences qui ne constituent plus alors des obstacles aux échanges mais au contraire une mise en perspective sous un angle nouveau d’une partie de leurs propres réalité.

    Nier les différences crée des incompréhensions insurmontables car cela revient à nier les particularités des individus. Cela rend la recherche d’une plus grande unification de l’humanité plus difficile pour ne pas dire plus. De façon analogue, la recherche de cette plus grande compréhension/unification ne doit pas aboutir à la fin des différences naturelles et culturelles, mais à leur dépassement sur un autre plan. Les différences sont constitutives du Moi individuel ou social, sont une richesse qui doit aussi être préservée (y compris entre les sexes).

  • 6
    Christophe
    3 octobre 2012 à 20:28 / Répondre

    :-)))

  • 5
    Yasfaloth
    3 octobre 2012 à 20:25 / Répondre

    Bonsoir

    Vous oubliez :

    Pourquoi avoir choisi une obédience féminine et non pas mixte ?

    A la vénérable qui m’a posé cette question il y a près de trente ans, j’ai répondu que j’étais divorcée et heureuse. J’étais séductrice dans la vie profane. En maçonnerie, pas question de séduction : c’est un endroit pour réfléchir entre femmes. Et n’allez pas imaginer que j’ai changé d’orientation sexuelle !

    Maintenant masculinisez cette phrase et imaginez le tollé si c’était un homme qui l’avait prononcé…

  • 4
    Flupke
    3 octobre 2012 à 18:16 / Répondre

    Quelques lieux ultra communs :
    Notamment
    les femmes ne sont pas des hommes comme les autres ………….
    les femmes font les enfants pas les mecs.
    Si vous fréquentez les forums et blogs maçonniques vous constatez comme moi que les femmes en sont quasi absentes …. pas le temps ? pas de besoin de faire reluire son … égo etc.
    La phrase symbolisant les différences entre les genres a été prononcée par notre ineffable Fabius qui en visant Royal se découvrait involontairement : « Mais qui va garder les enfants »

  • 3
    Christophe
    3 octobre 2012 à 16:59 / Répondre

    @calvarian Aaah les lieux communs. J’aime les lieux communs. D’ailleurs vous n’en êtes pas avare non plus 🙂

    Quand je parle d’hégémonie. Le terme est entre « guillemet », car je ne pensais pas à un pouvoir sans partage.
    Non, l’idée est que le GOdF (en ce compris sous son ancienne forme GLF), depuis presque 300 ans, est le moteur de la FM en France. C’est une réalité qui ne fait pas plaisir à tous, mais c’est ainsi.
    Et quasi toutes les obédiences françaises se déclinent par rapport à elle, que ce soit les obédiences « régulières à l’anglaise », ou la GLdF, ou on voit bien ici la GLFF, etc. Mais aussi sur le plan international. La GLUA se compare au GOdF.
    Voilà un beau lieu commun 🙂

    Dans la mesure où on peut penser qu’à terme, en France, il y aura un équilibre entre femmes et hommes FM, le GOdF, s’il veut garder cette situation particulière, sur le plan national, mais aussi international, avait intérêt à évoluer ainsi. Je ne suis pas du GOdF et donc à eux, dans leur diversité, de mieux expliquer la démarche.
    Que voilà un superbe lieu commun.

    Pas la parole aux femmes, en tant que femmes ? Chacun sa vérité, ce n’est pas mienne.
    Mais alors pourquoi des ateliers seulement féminins ???

  • 2
    calvariam
    3 octobre 2012 à 14:08 / Répondre

    @Christophe: Que de lieux communs! « une évolution nécessaire », une évolution, ça, cela reste à prouver, et inutile de dire que les propulser à des postes et offices en vues, genre têtes de gondoles, ne pourra faire office de preuve. « Mais pourquoi? » voila une bonne question!!! ce qui est moins le cas (mais « c’est un avis personnel ») de la réponse avancée: « le regard des soeurs est indispensable pour apporter une réponse » une réponse à quoi? Et qu’est-ce qu’un regard de soeur? il y a là une conception un tantinet sexiste (non non, ce n’est pas un mot grossier sauf pour les esprits étroits et métalliques, c’est un simple qualificatif), sexiste également cette dévalorisation de ce qui ne serait « qu’une décision d’homme »…Que doit-on en conclure? qu’il y aurait une manière féminine de réfléchir et une autre masculine? Et que l’une (la féminine) enrichirait l’autre (la masculine, qui en aurait bien besoin)? Que nous placions la femme sur un piédestal ou que nous la cantonnions aux cuisines, cela reste du sexisme, la gynolâtrie répondant à la misogynie (ou supposée telle), tout cela est ridicule.
    « un avis de femme »? pour quoi faire, choisir un cravate? Merci, cela fait longtemps que je me passe de ma mêre pour cela et mon épouse n’a pas pris le relais.
    Et non,il y a autant de différences de fonctionnement cérébral entre chaque individu qu’entre les hommes et les femmes, tout n’est affaire que de milieu et de plasticité cérébrale (je vous renverrai au site de « lazarus Mirages » qui a une vidéo sur cette question), il n’y a donc pas plus d’intérêt, en matière d’apport intellectuel, à accueillir une impétrante qu’un impétrant. Ce qui est sûr, par contre, c’est que la mixité ajoute à la complexité des relations humaines, la complexité des relations entre les sexes. Cela peut devenir rapidement vaudevillesque…En cela nos soeurs de la GLFF sont (hormis 40 ou 90 d’entres elles) sages en préférant travailler entre elles.
    Ne demeure finalement que le « calcul hégémonique », là, je crois que l’on tient la principale raison de la mixité du GODF…Ah! rêgne de la quantité et signes des temps,je ne peux m’empêcher de conclure en citant Gainsbourg:
    « J’étais déjà misogyne, je deviens misanthrope, alors vous voyez il reste pas grand-chose. »

  • 1
    Christophe
    3 octobre 2012 à 07:39 / Répondre

    Une interview fort intéressante, d’affirmation du fait féminin dans la maçonnerie.
    La GLFF a une situation peu banale et unique : elle attire beaucoup mieux les femmes vers l’initiation que le DH français. Alors que c’est l’inverse en Belgique, pays, rappelons-le où la proportion des femmes en maçonnerie est la plus forte.

    Je ne m’explique pas ces différences entre GLFF et DH, sinon par une différence de fond dans la laïcité. En France, elle est politique, en Belgique elle est philosophique.
    Probablement que, dans le champ philosophique, homme et femme trouvent là un champ d’action où l’aspect de rassemblement des forces est un plus. Je ne crois pas à une différence culturelle.

    Le GOdF qui devient petit à petit mixte? On verra. Je pense, c’est un avis personnel, que c’est une évolution nécessaire. Mais pourquoi ?
    Le regard des soeurs est indispensable pour apporter une réponse. Car tout compte fait, cette décision du GOdF est une décision d’homme !!!
    Et de ce point de vue, le calcul « hégémonique » n’est peut-être pas très loin, même si ce n’est évidemment pas le discours principal !

    Un avis de femme ?

La rédaction de commentaires est réservée aux abonnés. Si vous souhaitez rédiger des commentaires, vous devez :

Déjà inscrit(e) ? Connectez-vous