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Les Collegia Fabrorum

Publié par Pierre Noël
Dans Divers

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vendredi 12 juin 2020
  • 13
    pierre noel
    13 juin 2020 à 16:19 / Répondre

    Je souligne que je n’ai rien écrit de cet articulet.! Tout vient de Levasseur.
    Inutile de l’inonder d’Anderson. Il ne connaissait pas.

  • 9
    michel
    12 juin 2020 à 22:53 / Répondre

    Nous avons la chance à Lyon d’avoir conservé de nombreuses « inscriptions romaines » sur la pierre…attention à ne pas sur-interpréter comme on put le faire les premiers archéologues des siècles précédents. (Allmer, Disart…)
    Pour Lyon, Amable Audin parle de corporations, parfois seul le métier avec le nom apparait sur la pierre. Cela concerne autant les artisans que les négociants.
    Je vais en citer quelques unes pour Lyon, négociant en vins, naute différent selon le fleuve, charpentier-stucateur, utriculaire,centonaire, sayonnier,…je garde les dendrophores pour la fin car ils avaient aussi la fonction religieuse de la coupe et de la procession sacrée du pin durant les cérémonies du culte de Cybèle…quand ce culte arrive sur Lugdunum , le sacrifice du taureau est déjà présent mais réalisé par des prêtres.

    • 10
      pierre noel
      12 juin 2020 à 23:28 / Répondre

      Les inscriptions seraient particulièrement nombreuses dans la vallée du Rhône et de la Saône. Beaucoup aussi dans le SE de l’Angleterre. Egalement le long de la voie Bavais-Cologne, riche en vilas-relais, Viller-Perwin, Villers-le Rampon; Villers-la Ville; Villers-Temple- …. Partout des vestiges d’activités industrielles ou artisanales

  • 4
    Jean_de_Mazargues
    12 juin 2020 à 16:04 / Répondre

    Excellent article ! Merci. La société romaine, qui se construit durant la République mais dont beaucoup de traits vont demeurer sous le Principat, ne fait jamais assez l’objet d’études accessibles pour le grand public. Les collèges professionnels sont un aspect essentiel de la vie romaine. Pierre Noël nous apprend énormément de choses. Il serait intéressant de creuser également la relation de clientèle, qui est souvent trop peu traitée (par exemple Pierre Nicolet y consacre peu de pages dans son classique « Le métier de citoyen dans la Rome républicaine »). Enfin, existerait-il une synthèse sur la société romaine et les cultes à mystères? Ceci d’un intérêt majeur pour l’histoire de ma maçonnerie, puisque nos Pères fondateurs semblent avoir eu cela également à l’esprit lors de leur construction syncrétique.

    • 5
      pierre noel
      12 juin 2020 à 17:08 / Répondre

      Excellente question ! J’imagine que les cultes officiels des Collèges devaient, comme la religion romaine, primitive, relever d’accords contractuels entre les divinités innombrables et les hommes « les plus religieux du monde », comme l’a dit Cicéron (honorer les divinité par des offrande appropriées et des sacrifices strictement codifiés afin de recevoir en échange sa protection).
      Les cultes à mystère (Mithra notamment) sont venus s’y ajouter sans créer d’antagonisme entre ces différents pratiques.
      Il fallut le christianisme pour refuser cette coexistence pacifique.
      Je dis cela , je ne dis rien ! N’étant pas un spécialiste de ces choses, comme d’autres sur ce forum.

      • 6
        Désap.
        12 juin 2020 à 18:48 / Répondre

        4/5 -Ce que vous dites mes frères JdMazargues et P. Noël est, à mon sens, très juste.
        Ce n’est pas le christianisme qui est honoré en Maçonnerie, la partie historique des Constitutions 1723 est particulièrement explicite de ce point de vue.
        Ce sont les civilisations antiques qui sont exemplaires dans l’Art, les Sciences et la Maçonnerie.
        Le collectif Anderson considère « le grand VITRUVE, le Père de tous les vrais Architectes jusqu’à ce Jour. » et l’Empereur romain Auguste « outre qu’il patronnait Vitruve, il contribua beaucoup au Bien-être des Compagnons, ainsi qu’en témoignent les nombreux Monuments magnifiques élevés sous son Règne, dont les Restes demeurent le Patron et le Modèle de la Vraie Maçonnerie dans tous les Temps futurs, car ils sont vraiment l’Épitomé de l’Architecture Asiatique, Égyptienne, Grecque, et Sicilienne, que nous désignons souvent sous le Nom de STYLE d’AUGUSTE, et que nous ne faisons maintenant qu’essayer d’imiter, sans que nous soyons encore parvenus à sa Perfection. »
        Je ne suis un anti-chrétien viscérale, je pense simplement que si nous voulons comprendre la Maçonnerie il faut en respecter les principes.
        Ils ont été exposés par les rédacteurs de ses premières Constitutions et, par ailleurs, l’analyse objective des Anciens Devoirs montre que les références bibliques dont ils font état sont de pure forme.
        En revanche, ces mêmes Anciens Devoirs exposent les principes du Métier, leur seule raison d’être, ceux-ci sont puisés aux même sources antiques.

        • 7
          Jean_de_Mazargues
          12 juin 2020 à 20:34 / Répondre

          Mon cher Desap, je ne séparerais pas les choses. Toutes les spiritualités m’intéressent et pourquoi écarter les christianisme a priori? Il nourrit également l’histoire maçonnique, pourquoi le refuser ? Quant à nous, au plus j’avance, au plus je mesure la rôle essentiel du néoplatonisme … mais c’est une autre histoire.

          • 12
            Désap.
            13 juin 2020 à 13:54 / Répondre

            7 – Ce n’est pas une autre histoire, c’est tout à fait central.
            Ce qui caractérise le néoplatonisme est la lutte contre le christianisme, c’est la raison de sa fondation par Philon d’Alexandrie en 40, il avait compris et prédit que cette religion mènerait à la destruction de la Grèce et de la Philosophie.
            C’est de ce bien réel crime contre l’intellect, si ce n’est même contre l’humanité, dont parle la partie « historique » des Constitutions et de manière extrêmement explicite et claire.
            La maçonnerie d’Anderson c’est : principes pythagoriciens, philosophie platonicienne et métaphysique aristotélicienne, c’est à dire le néoplatonisme appliqué.

            • 14
              ERGIEF
              14 juin 2020 à 00:25 /

              « ADAM, notre premier Père, créé à l’Image de Dieu — le Grand Architecte de l’Univers — Année du Monde I. 4003. avant J.-C., dut avoir, inscrites en son cœur, les Sciences Libérales, notamment la Géométrie. En effet, même depuis la Chute… ». Mon TCF Desap, ceci est le début du second paragraphe de la partie dite « historique » qu’il était recommandée lire lors de l’admission d’un nouveau frère en loge. Je partage ton affirmation concernant la relation directe entre la maconnerie andersonnienne et les philosophes grecs mais il me paraît difficile de nier la source judeo-chrétienne à laquelle elle s’alimente avant toute autre. Nous n’avons pas ici la place pour entamer un tel débat mais je me fais fort de démontrer que ce rejet que tu fais du christianisme relève d’une méconnaissance de ses textes fondateurs et de ses sources à la fois hébraïques et grecques. Jusqu’au 1er concile de Nicée lequel, en introduisant l’anathémisation des disciples d’Arius dans le magnifique Credo proposé par Eusèbe de Cesarée, à ouvert la porte au dogme et à l’intolérance, le christianisme a été une école de morale et de bienfaisance. Il était initiatique, transcendantal et ésotérique. C’est à ce christianisme primitif qui dura 4 siècles qu’il convient de se référer, pas à celui de la scolastique, des ecclésiastiques et des dogmes.

        • 8
          pierre noel
          12 juin 2020 à 21:39 / Répondre

          SVP, n’utilisez pas des traductions toujours tendancieuses, qu »on le veuille ou non.

          Therefore it is rationally believ’d, that the glorious AUGUSTUS became the Grand-Master of the Lodge at Rome, having, besides his patronizing Vitruvius, much promoted the Welfare of the Fellow-Craftsmen, as appears by the many magnificent Buildings of his Reign, the Remains of which are the Pattern and Standard of true Masonry in all future Times, as they are indeed an Epitome of the Asiatic, Egyptian, Grecian, and Sicilian Architecture, which we often express by the Name of the AUGUSTAN STILE, and which we are now only endeavouring to imitate, and have not yet arriv’d to its Perfection.

          le mot fellow-crafstman n’a pas le sens quasi religieux que l’on donne si souvent à « compagnon », de ce côté du Channel. Il sert à désigner l’ouvrier en pleine possession de ses moyens techniques mais qui, manque de moyens financiers, de talent ou de relations sociales (le plus important), n’arrive pas à la (relative) indépendance du « maître » du métier.

          • 11
            Désap.
            13 juin 2020 à 13:06 / Répondre

            8 – Je ne vois pas ce que vient faire la condition des compagnons dans ce que j’expose.
            D’autre part, ne s’agissant pas de grec ancien mais d’anglais, tout XVIIIè qu’il puisse être une traduction parfaite est heureusement possible, c’est le cas de l’édition française d’où sont extraits ce que je rapporte des Constitutions.

          • 15
            pierre noel
            14 juin 2020 à 10:44 / Répondre

            J’ai connu pendant une dizaine d’années un maçon très intéressant, Jean Mallinger, mort en 1982.
            Fils d’un professeur de grec, élevé chez les Jésuites, il fit le droit à l’université catholique catholique de Louvain. Il en avait gardé une haine féroce du christianisme qu’il ne pouvait s’empêcher à la moindre occasion.
            Il était passionné d’hermétisme, d’occultisme, d’ésotérisme. Dès les années 20, il se lança dans le rosicrucianisme, le pythagorisme. Il participa à des congrès rosicruciens, dont la FUDOSI. Il créa les Disciples de Pythagore, loge selon le rite de MM, dans les années 30.
            Il rejoignit plus tard la GLB avec sa loge (qui existe encore)? Il en fut l’orateur à vie !Les tenues d’initiation se terminaient invariablement dans la salle des banquets où trônait (alors) un portrait imaginaire de Pyhagore, ce qui lui donnait l’occasion de discours enflammés sur son « maître » (non sans toujours une attaque virulente du christianisme, de ses crimes, de ses erreurs.
            Il a écrit plusieuurs ouvrages sur Pythagore et ses mystères, ouvrages bienfaits qu’on trouve encore facilement, même en France.

  • 3
    pierre noel
    12 juin 2020 à 15:40 / Répondre

    A quoi bon répéter cette banalité ? Pourquoi plutôt ne pas détailler les passages de cette « histoire » qui concernent ce phénomène social méconnu de notre passé?

  • 2
    Désap.
    12 juin 2020 à 13:27 / Répondre

    On ferait bien de lire attentivement et avec toute l’objectivité requise le chapitre consacré à la Rome antique de la partie dite improprement « historique » des Constitutions d’Anderson.

  • 1
    HRMS
    12 juin 2020 à 12:36 / Répondre

    Paul Naudon évoque aussi la thèse des Collégias dans son ouvrage « les origines religieuses et corporatives de la Franc-maçonnerie »

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